Paul El Kharrat révèle son quotidien avec son syndrome asperger. Le jeune homme reste lucide sur sa condition au point d’en faire un portrait de lui très critique dans les pages du journal L’Équipe.

Le passage de Paul marquera à jamais l’histoire des 12 Coups de midi de par son ébouriffant parcours. En effet, c’est expressément le 29 avril 2019 que le jeu culte de TF1 a débuté une nouvelle page de son histoire avec la première victoire d’un certain Paul. Ce dernier qui, au fil du temps, a conquis les téléspectateurs et même Jean-Luc Reichmann de par son incroyable culture générale, son humour pince-sans-rire et son exploit.

Paul: troisième plus grand Maître de midi.


Et depuis il a enchaîné les victoires durant plus de six mois sur le plateau des 12 Coups de midi jusqu’à atteindre 152 victoires sur 153 participations. Et est réparti avec la coquette somme de 691 522 euros (vitrines de cadeaux inclus). C’est un moment de flottement qui lui a valu sa place de Maître de midi d’antan après quoi il fût éliminé par un certain Éric. Ce dernier qui est, aujourd’hui, le recordman de midi. Toutefois, Paul reste le troisième plus grand Maître de midi.

Il arrivait très bien à suivre le rythme forcené des cinq numéros tournés à la journée. Sans compter la luminosité aveuglante du plateau, les bruits qui pour lui pourrait être perturbateur, les salves d’applaudissements du public et les marques d’affection de l’animateur. Carrément un exploit pour un autiste Asperger comme lui. Un parcours qu’il retrace dans son autobiographie intitulée Ma 153e victoire disponible en Librairies depuis ce 02 septembre.

Cet esprit singulier…


Dans un édito publié dans « L’Équipe« , Paul nous ouvre les portes de son monde et particulièrement de son esprit singulier. Ne perdant pas de vue sa maladie.

« Quand je me regarde, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas. (…) Les parties ne sont pas assemblées correctement« , y indiquait-t-il. Il a, en premier lieu, évoqué son physique tout en mentionnant à l’avance être « très sévère » avec lui-même.

« Je trouve que mon cou et ma tête pèchent« , constate le jeune étudiant en troisième année d’histoire. Sans omettre de revenir sur un autre de ses complexes : cette incapacité de son corps à prendre du poids malgré son « besoin permanent de manger « . Et de confier être : »torturé psychologiquement« .

Paul a une perception de la vie différente de celle du commun des mortels. Un esprit bien différent qu’il doit à sa maladie. Ce qui lui procure « des désagréments sensoriels en permanence« . Il en va même jusqu’à « entendre les gens parler à voix basse(…), ce qui fait que, parfois, (il) entend des choses pas très aimables sur (lui) ». « Ça stupéfait toujours« , admettait-il.

Et de poursuivre : « Au moins on voit vraiment si la personne est digne d’être notre ami. Bon, généralement, elle est indigne ! », soulignait-t-il sans détour mais « il arrive que j’entende (aussi) des choses très sympas. »