La rentrée scolaire du 2 septembre, dans 2 semaines, va-t-elle faire exploser le nombre d’infections au Variant Delta chez les enfants ? Variant Delta et rentrée scolaire 2021, le cocktail “explosif” qui inquiète !

A deux semaines de la rentrée scolaire, jeudi 2 septembre, plusieurs scientifiques alertent sur une forte menace de contamination des enfants par la variante Delta du coronavirus. Jean-Michel Blanquer, quant à lui, affirme que “nous sommes prêts” et que l’objectif reste de maintenir les écoles ouvertes. Cela n’empêche tout de même de nous inquiéter : imaginez lâcher nos bambins. Variant Delta et rentrée scolaire 2021, un cocktail “explosif” très inquiétant quand même ?

Variant Delta ! C’est l’une des principales inquiétudes des scientifiques concernant les semaines à venir. “La rentrée scolaire est une préoccupation”, a déclaré l’épidémiologiste Yves Buisson.

Il y a un enjeu de la rentrée scolaire”, confirme le virologue Bruno Lina. “Cette période va être critique car certains enfants n’ont pas été vaccinés, mais ils vont être remis ensemble”, poursuit-il.

Variant DeltaVariant Delta et rentrée scolaire 2021, un cocktail “explosif” très inquiétant !

Le virus Variant Delta se transmet beaucoup chez les enfants.

Actuellement, plus de la moitié des 12-17 ans ont déjà reçu au moins une première dose de vaccin. C’est un chiffre important, mais encore insuffisant pour limiter l’épidémie. Pour augmenter la couverture vaccinale, des points de vaccination seront installés dans les écoles. Cependant, le vaccin n’est pas encore disponible pour les enfants de moins de 12 ans, a réaffirmé le 19 août le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

Variant Delta indienVariant Delta et rentrée scolaire 2021, un cocktail “explosif” très inquiétant !

Selon plusieurs scientifiques, une vaccination à grande échelle des plus de 12 ans est d’autant plus indispensable que le variant Delta semble être beaucoup plus virulent pour eux que la souche originale du coronavirus. Ces derniers jours, les cas d’enfants se sont multipliés en France et dans le monde. Les parents qui n’ont pas encore fait vacciner leurs enfants sont donc appelés à le faire.

On se rend compte que le virus se transmet beaucoup chez les enfants. Avec la variante, les enfants développent aussi des formes graves de la maladie, ils sont plus symptomatiques…. D’où l’importance de se faire vacciner”, explique Bruno Lina. Il faut être vigilant”, conclut ce membre du conseil scientifique, ajoutant, sans en dire plus, que “des choses seront proposées pour surveiller la circulation du virus dans les écoles”.

30 médecins et enseignants appellent à une “action ferme

Une tribune signée par une trentaine de médecins et d’enseignants dans Le Monde du 19 août appelle à une “action ferme” du gouvernement. “En France, après dix-huit mois de pandémie, l’école ne doit pas rester le talon d’Achille de la stratégie sanitaire. Nos enfants ont déjà payé un lourd tribut à cette crise, protégeons leur scolarité et leur santé de risques évitables”, écrivent les signataires, dont plusieurs pédiatres, épidémiologistes et infectiologues.

Le protocole sanitaire dévoilé fin juillet prévoit quatre scénarios plus ou moins éloignés en fonction des indicateurs de santé. Le choix du scénario sera révélé “prochainement”, probablement “la semaine prochaine”, a annoncé la ministre. Dans tous les cas, le masque sera imposé mais pas le passeport santé. Les signataires de la pétition demandent d’exclure les scénarios 1 et 2, les moins contraignants. Ils demandent la fermeture des classes dès le premier cas identifié dans les écoles élémentaires, l’obligation de mettre des détecteurs de CO2 dans les salles de classe et non une simple recommandation. Aucune mesure ne vise les cantines, l’utilisation de purificateurs d’air n’est même pas évoquée”, déplorent-ils, alors que les repas sont un moment particulièrement risqué pour la propagation du virus puisque les masques sont absents.

“Nous sommes prêts”, promet Jean-Michel Blanquer

Selon Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron lui-même a haussé le ton à ce sujet. “Personne n’a compris ce qui allait se passer en termes de santé” dans les écoles, a déploré le président lors du dernier Conseil de défense sanitaire. Une réunion à laquelle le premier concerné, Jean-Michel Blanquer, était absent.

Le ministre de l’Éducation nationale a néanmoins tenté de rassurer, jeudi 19 août, en affirmant que “nous sommes prêts”. Si des centres de vaccination seront déployés dans les écoles et que des tests seront réalisés dans les établissements, il n’est pas question de fermer les classes dans la grande majorité des cas : “nous poursuivrons cet objectif d’écoles ouvertes”.

Quant à l’article du Monde, Jean-Michel Blanquer a répondu : “Je commence à m’habituer à ce genre d’article…”. Sur la question des purificateurs d’air, ce n’est pas un sujet si simple car ce n’est pas utile en toutes circonstances, c’est un outil parmi d’autres, nous développons aussi le déploiement des détecteurs de CO2″, a-t-il balayé d’un revers de main, appelant à plus d‘”unité nationale”.

Le ministre de l’Éducation nationale a également affirmé que le gouvernement sera “très attentif” pour éviter que les écoles ne se transforment en grappes, ajoutant qu’”il n’y a pas de contamination particulière dans les écoles”. Une phrase contestée par de nombreux scientifiques dans le cadre de la Var.