En acceptant de prendre le flambeau du JT de 13 heures de TF1, Marie-Sophie Lacarrau a-t-elle exigé le même salaire que Jean-Pierre Pernaut ? La journaliste a livré sa réponse lors d’une entrevue accordée au magazine Elle.

Suite à l’annonce de son départ qui remontait déjà au courant du mois de septembre 2020, la question sur son remplaçant a fait couler beaucoup d’’encre.

La plupart des observateurs estimaient que personne n’aurait le background suffisamment solide et pointu pour occuper le fauteuil de Jean-Pierre Pernaut sans présenter le risque de briser l’ossature du 13 heures.

Mais après de nombreuses semaines d’incertitude où plusieurs noms comme ceux d’Anne-Claire Coudray, d’Audrey Crespo-Mara, de  David Pujadas et bien d’autres encore ont été présentés, la direction générale de TF1 a fini par présenter la véritable remplaçante du « monument de l’info » : Marie-Sophie Lacarrau .

« Chaque fois qu’on évoquait le départ de Jean-Pierre Pernaut, je disais : « Eh bé… bon courage à celui ou à celle qui devra le remplacer ! », admettait-elle avec beaucoup de franchise au micro de la rédaction du magazine Elle.

Par conséquent, comme « Il a entièrement inventé son 13 Heures », poursuivait l’ancienne présentatrice du JT de France 2, « je vais me contenter, modestement, de m’inscrire dans ses traces« , a-t-elle conclu.

« Quand on est une femme, on a l’impression de quémander, de devoir avancer mille arguments… »


Vers la fin de son entretien, Marie-Sophie Lacarrau a accepté d’évoquer un sujet souvent tabou dans le monde de l’audiovisuel : son salaire. Lorsqu’un journaliste du magazine lui avait donc demandé si elle touche la même somme que Jean-Pierre Pernaut, elle a rétorqué aussitôt en affirmant : « Vous plaisantez ? »

« Quand j’ai dit oui à ce challenge inouï, je n’ai même pas pensé au salaire », enchaînait-elle, avant d’ajouter : « On m’a dit après combien je gagnerais, j’étais très contente, fin du deal ».

« C’est vrai que nous avons du mal à parler de ça… Quand on est une femme, on a l’impression de quémander, de devoir avancer mille arguments… On n’est pas encore sorties des ronces de ce point de vue « , rappelait-elle en terminant son long discours.